Dirty Bootz

Ces bottes, ils sont deux à les porter : Geoffray Aznar, guitares-voix et Valentin Sanchez, batterie. Deux qui
sonnent comme quatre ! Parce que Dirty Bootz, c’est la puissance d’une guitare fuzz jouée fort et d’une rythmique âpre, précise, brutalement réglée sur la cadence des chaînes de montage, des roues mordant l’asphalte d’une route oubliée, du vent qui souffle sur les branches d’un chêne vert ou d’un olivier.

Si leur musique pioche dans le vieux blues d’un Skip James ou dans les cris électriques d’un Kurt Cobain élevé au cagnard poisseux de l’Hérault, elle sonne surtout comme le branle-bas de combat d’un duo pressé d’en découdre. Sur scène, les deux cabochards malmènent leurs instruments pour emporter le public en un ailleurs bien à eux, où le crépuscule le dispute au solaire, où le western s’imprègne des relents industriels d’un avenir métallique.

Dirty bootz pousse un hurlement sans âge, entre rage et mélancolie à travers « Broken Toy », titre de ce 1er album sorti en janvier 2020, qui, vu le contexte, n’a pas encore rencontré tout le public qu’il mérite, A vos agendas!